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Les États-Unis renforcent leurs liens commerciaux avec le Maroc

Les relations économiques entre les États-Unis et le Maroc continuent de se consolider, notamment après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Depuis l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange (ALE) en 2006, les échanges commerciaux entre les deux nations n’ont cessé de croître. En 2023, les investissements américains au Maroc ont atteint 730 millions de dollars, faisant des États-Unis le premier partenaire investisseur du Royaume.

Dans ce contexte, une délégation américaine composée de représentants de 15 États et de leaders d’agences fédérales se rendra au Maroc en mai 2025. L’objectif principal de cette mission est de renforcer les opportunités d’exportation des produits agricoles et alimentaires. L’ambassadeur du Maroc à Washington, Youssef Amrani, a confirmé cette initiative via ses réseaux sociaux, soulignant son importance stratégique pour les deux pays.

Cette visite intervient alors que les États-Unis appliquent des droits de douane sur de nombreuses importations en provenance de divers pays, notamment la Chine, le Mexique, le Canada et les membres de l’Union européenne. Le Maroc apparaît ainsi comme un partenaire privilégié pour Washington, en raison de sa position stratégique et de ses accords commerciaux avec d’autres pays africains.

L’impact de l’ALE sur le commerce bilatéral est indéniable. Depuis sa mise en place, les exportations agricoles marocaines vers les États-Unis ont triplé, tandis que les exportations américaines vers le Maroc ont doublé. Entre 2021 et 2023, les échanges ont connu une hausse de 40 %, atteignant 1,37 milliard de dollars, dont 900 millions liés aux produits agricoles. Les États-Unis importent principalement des fertilisants phosphatés et divers produits alimentaires du Maroc.

Cette mission commerciale fait suite à une visite en décembre 2024, où 26 entreprises agroalimentaires américaines, 21 coopératives et 14 représentants de départements agricoles ont négocié des améliorations des conditions de l’ALE. À cette occasion, Daniel Whitley, administrateur des Services agricoles extérieurs des États-Unis, avait souligné l’importance du Maroc comme porte d’entrée vers le marché africain, en raison de ses liens économiques avec des pays comme la Côte d’Ivoire, la Gambie et le Sénégal.

Grâce à ces nouvelles initiatives, le Maroc renforce sa position en tant que hub commercial en Afrique et partenaire clé des États-Unis dans le domaine agroalimentaire.

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